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Bonjour à vous tous, J’ai ouvert ce site pour diverses raisons : La plus importante pour moi, c’est de pouvoir exprimer mon ressenti envers les institutions, les politiciens et tous ceux qui détiennent le droit et le pouvoir de défendre les enfants et les personnes les plus fragiles de la population (ceux qui ont subi dans leur enfance les plus ignobles outrages sexuels ou toutes autres violences sans avoir eu la possibilité de se défendre). Je veux exprimer mon sentiment de colère et de frustration envers tous ceux qui encore aujourd’hui restent indifférents et n’agissent pas de manière urgente et efficace pour endiguer ce fléau de société qui sévit toujours aussi gravement et gangrène indubitablement notre civilisation dite moderne…
Une autre importante raison qui me taraude journellement au sujet de toutes les questions que je me pose : aurais-je une fois une réponse tangible ? Que se passe-t-il aujourd’hui au niveau de la prise en charge de la victime, et de la famille ? Je précise qu’il y a toujours deux familles touchées et directement impliquées et parfois même plusieurs familles sont concernées. Est-ce qu’il y a des personnes suffisamment spécialisées pour faire l’investigation et auditionner les victimes mineures ?
Est-ce bien la solution la plus appropriée qui est mise en œuvre pour protéger la victime et ses autres frères et sœurs ? (Et les enfants de l'entourage?)
Est-ce qu’il y a des spécialistes formés spécifiquement, comme cela se passe dans les cellules de crise en cas de catastrophe ?
Il est vrai que les éléments qui prouvent l’abus ne sont pas toujours suffisamment étayés par les pédopsychiatres, les psychothérapeutes ou les familles, pour être considérés comme des preuves évidentes par des juges qui doivent en leur âme et conscience prendre des décisions lourdes de conséquences.
Est-ce que l’abuseur sexuel, pédophile etc. a l’obligation de suivre une thérapie et un suivi approprié, en plus de sa détention, pendant et après sa peine ?
Pour les anciennes victimes, il est primordial d’avoir accès à des thérapies ciblées, par des spécialistes formés spécifiquement pour ce genre de traumatisme et capables de venir en aide rapidement, avant qu’il ne soit trop tard. Je peux témoigner être ressortie encore plus traumatisée qu’avant après une consultation chez certains psychiatres. J’ai une immense chance d’être suivie par un généraliste exceptionnel, assisté par sa merveilleuse épouse, et je peux certifier que sans leur soutien, je ne serais certainement plus là pour quémander de l’aide au profit des nombreuses victimes. Bien entendu, les frais de ces traitements doivent impérativement être pris en charge par l’assurance-maladie de base. Il me paraît aussi important de préciser que les médecins et toutes les personnes exerçant un métier qui touche de près les enfants, aient accès à une liste des coordonnées de ces spécialistes formés.
Personnellement, je ne me considère plus comme une victime. Dès le moment où j’ai dû faire face à mon histoire, j’ai survécu grâce au déni. Je me bats pour que chaque victime réussisse à surmonter son immense handicap et qu’elle trouve enfin un peu de quiétude et de raison d’espérer en un avenir plus clément. Mon combat se focalise également sur chaque auteur de ces actes abjects afin qu’il soit reconnu coupable et que des mesures soient prises pour qu’ils ne puissent plus agir en laissant libre champ à leurs plus bas instincts. Aujourd’hui, j’ai la chance d’avoir une amie, femme hors du commun, qui m’a toujours soutenue, qui m’écoute inlassablement, quand je rabâche encore et encore mon histoire, qui me relève lorsque je tombe pour la sixième fois, qui me dit vas-y tu as raison, il y a trop de ces victimes, c’est toujours un TABOU. Je suis aussi reconnaissante envers mon mari qui commence à mieux me cerner. Il dit qu’il m’aime, mais malheureusement son amour n’arrive pas à combler le vide et l’incommensurable solitude qui m’habite. Combien de fois je supplie le Seigneur et La Vierge Marie de me faire revivre, d’effacer à jamais mes souffrances, sans changer ma personnalité intérieure. Que je puisse ressentir la souffrance des autres victimes, que je puisse agir avec plus de détermination et intelligemment face à ces crimes commis contre l’humanité. Que je puisse faire comprendre, à notre société insensible et matérialiste, l’urgence d’agir pour enrayer cette cruelle réalité. J’ai écrit ces quelques lignes non pas pour me plaindre, mais pour vous dire qu’il y a des millions d’êtres humains qui souffrent comme moi, même bien plus encore. Il y a actuellement trop d’enfants qui endurent ces souffrances. Il y a urgence à écouter leurs cris de désespoir, ne banalisez plus ces affaires sordides en les ignorants ! Aidons-les en nous mobilisant tous contre cette triste réalité. Si toutes les bonnes volontés du monde s’unissaient pour lutter contre le mal et l’injustice, combien de souffrances seraient ainsi évitées et comme il ferait bon vivre sur cette belle terre.
IL Y A TOUJOURS UNE POSSIBILITE DE S’ENTENDRE, TOUJOURS UN ESPOIR D’ALLER VERS L’HARMONIE. L’ESSENTIEL EST DE NE PAS BAISSER LES BRAS ET DE CROIRE QUE L’IMPOSSIBLE PEUT SE REALISER.
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